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Enquête télétravail : le mot du DRH

Enquête télétravail : le mot du DRH
11 juillet 2018

​En juin, l'Inserm a invité ses personnels à répondre à une enquête sur le télétravail. 

​L'enquête sur le télétravail est désormais close. Vous avez été très nombreux à répondre à nos questions et  nous vous en remercions. Le groupe de travail constitué autour de cette thématique va pouvoir s'appuyer sur les résultats obtenus et ainsi avancer sur la mise en œuvre de ce mode de travail à l'Inserm.

Hafid Brahmi, directeur des ressources humaines de l'Inserm, répond à nos questions sur la mise en oeuvre du télétravail à l'Inserm. Découvrez également quelques chiffres clés issus des premiers résultats de l'enquête.

Depuis plusieurs mois, l’Inserm travaille à la mise en place du télétravail. Comment s’est construit ce projet d’un enjeu majeur pour l’institut ?

Hafid Brahmi : Un arrêté paru fin 2017 définit le cadre légal du télétravail pour les services et établissements publics relevant du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Chaque établissement a ainsi été appelé à définir son propre dispositif. À cet effet, le département des ressources humaines de l’Inserm a mis en place un groupe de travail, composé de représentants du personnel, d'experts et d'agents de différentes structures et fonctions. Ce groupe a pour objectif de consulter les personnels et de définir les modalités de mise en œuvre spécifiques à l'Inserm. L’enjeu est véritablement pour l’Inserm de faire du télétravail un outil permettant d’interroger nos organisations de travail, et d’améliorer les conditions de travail de nos personnels. Dans un premier temps, une enquête a été menée auprès des personnels de l’institut, à la fois auprès des managers et des agents, afin de recueillir leurs avis, besoins ou appréhensions sur ce nouveau mode de travail.​

Et quels en ont été les résultats ?

H. B. : La participation a été très forte et les répondants étaient très représentatifs des différentes populations Inserm (répartition par délégation, par corps, par tranche d'âge). Les éléments obtenus représentent donc un outil fiable pour le groupe du travail qui pourra s'appuyer sur ces résultats pour structurer leurs propositions de mise en œuvre. Pour vous donner quelques exemples des réponses reçues, une très grande majorité s'est déclarée favorable au télétravail et estime que plus d'un tiers de ses activités seraient « télétravaillables ». Par ailleurs, les managers et les agents ont identifié les mêmes capacités nécessaires à l'exercice de leurs activités en télétravail : « La capacité à gérer et organiser sa charge de travail / la capacité à se fixer des limites / la capacité à identifier ses difficultés ». Enfin, si tous n'ont pas estimé indispensable de suivre une formation, la plupart des personnes intéressées le seraient principalement sur le thème « méthode de travail ».

Pourquoi avoir envoyé deux enquêtes distinctes ? L'une aux managers, l'autre aux agents ?

H. B. : L'impact du télétravail sera différent selon les uns et les autres. Les questions adressées aux managers visaient plutôt à recueillir leurs opinions sur l'organisation du travail, les circuits de demandes, les aspects matériels… S'ils ont été un peu moins nombreux à répondre à l'enquête, ils n'en sont pas moins favorables à la mise en place du télétravail. Leurs réponses vont nous aider à mettre en place des outils pour les aider à accompagner leurs équipes tout au long des différentes étapes.​

Quand le groupe de travail va-t-il remettre ses conclusions?

H. B. : Outre les modalités de mise en place du télétravail, le groupe doit élaborer des outils (guide, formations…) à destination des agents et des responsables. Il devrait rendre l'ensemble de ses propositions d'ici la fin de l'année. La mise en œuvre est prévue en 2019. Cependant, il faut rappeler que le déploiement du télétravail sera forcément progressif, pour des raisons tant matérielles que financières et organisationnelles.