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SEEPH 2017 : découvrez le témoignage de Catherine, assistante formation

SEEPH 2017 : découvrez le témoignage de Catherine, assistante formation
13 novembre 2017

​Catherine est assistante formation. Le télétravail lui a permis de mieux concilier handicap et activités professionnelles. 

Inserm : Pouvez-vous nous présenter vos fonctions ?
Catherine : Je travaille à l’Inserm depuis 15 ans, en tant qu’assistante de formation au sein du pôle ressources humaines de la délégation paris 11. J’assure la gestion et la logistique des actions de formation, sous la responsabilité de la responsable formation. J’accueille également les personnes et les oriente, par téléphone, par mail ou physiquement lorsque je suis sur mon lieu de travail. J’assiste les formateurs, qu’ils soient internes ou externes à l’Inserm.
 
Inserm : Comment avez-vous eu connaissance du dispositif télétravail ?
Catherine : Dans un premier temps, j’ai entendu parler de ce dispositif via la maison départementale des personnes handicapées, dans le cadre du renouvellement de ma carte prioritaire. J’ai contacté la Mission handicap de l’Inserm pour en savoir plus et identifier les personnes à contacter.
 
Inserm : Y avait-il des dispositifs particuliers à mettre en place pour le télétravail ?
Catherine : J’ai d’abord contacté le médecin de prévention, puis la responsable des ressources humaines. Suite à la préconisation du médecin de prévention, j’ai rempli un dossier et la déléguée régionale a validé ma demande. Le télétravail a d'abord été mis en place pour une période d’essai de 3 mois. Le médecin de prévention a procédé à un aménagement de poste à distance, à l’aide de photos de la pièce dans laquelle j’allais travailler. Il a fallu équiper mon logement de matériel: ordinateur, bureau, fauteuil. J’ai dû par ailleurs fournir un certain nombre de documents tels que la certification de conformité électrique et l’attestation de l’assurance habitation. J’ai beaucoup échangé avec ma responsable afin de déterminer comment nous allions organiser le travail. C’est essentiellement avec elle que le télétravail a été mis en place. Nous nous sommes réparties les tâches et avons défini ensemble les responsabilités que je pouvais conserver ou non du fait de mon éloignement. Je gère ainsi une importante partie de mon travail par l’informatique, et m’occupe ainsi de tout ce qui peut concerner les logiciels Safir et Sirène. Nous communiquons très régulièrement par mail et par téléphone.
 
Inserm : Depuis combien de temps ce dispositif est-il effectif ? Quel est votre retour d’expérience depuis ?
Catherine : Je suis en télétravail depuis le mois d’avril, les mardis et les jeudis. Cela représente un grand gain de confort pour moi au quotidien.
Dans le cadre de mes activités, je peux exercer mes fonctions au même titre que si j’étais dans les locaux de la délégation à temps plein. En cas d’urgence qui nécessiterait une présence immédiate, je peux contacter ma responsable qui prend le relais. Mais cela arrive très rarement.
Le télétravail m’évite beaucoup de fatigue et de kilomètres. Même s’il peut m’arriver d’être épuisée dans la semaine à cause de mon handicap, je peux définir moi-même mon rythme et de ce fait je ne culpabilise plus. J’ai moins d’angoisse à l’idée de savoir si je vais être opérationnelle ou non. De plus, la réduction des allers-retours matin et soirs en voiture me permet d’être beaucoup moins fatiguée. Les rechutes liées à ma maladie sont  moins fréquentes. Le télétravail m’a vraiment permis d’améliorer mon bien-être au travail.

Le mot de la déléguée régionale​​
Le télétravail apporte un vrai confort de vie à Catherine. C’était une mesure nécessaire, compte tenu de ses pathologies et de l’éloignement géographique entre son habitation et son lieu de travail. Dans la mise en œuvre de ce type de dispositif, il est indispensable de trouver le bon équilibre entre les impératifs du poste et l’aménagement qui peut être préconisé à l’agent. Il faut prendre des précautions et échanger longuement sur le sujet afin d’identifier les éventuelles difficultés qui pourraient impacter le collectif de travail. Les responsables et les agents doivent communiquer en amont afin que la réorganisation du travail se déroule au mieux.

Dans le périmètre de notre délégation, nous avons mis un certain nombre de dispositifs de télétravail en place depuis 2016, après la parution du décret relatif au télétravail dans la fonction publique et à la mise en place au sein de l’Inserm. Les premiers aménagements ont pris du temps parce que nous étions site pilote et n’avions pas encore de procédures établies. Mais aujourd’hui, nous avons des retours très positifs des aménagements mis en œuvre par la délégation. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d’accompagner les agents, que ce soit la personne en situation de handicap ou le collectif de travail. La concertation des équipes, des encadrants conditionne la réussite de ce type de dispositif. 
 
Laurence Parmantier, Déléguée régionale​


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