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SEEPH 2017 : découvrez le témoignage de Jean-Luc, responsable de plateforme

SEEPH 2017 : découvrez le témoignage de Jean-Luc, responsable de plateforme
14 novembre 2017

​Jean-Luc est responsable de plateforme. L’aménagement de son véhicule lui permet d’effectuer les déplacements nécessaires dans le cadre de ses fonctions.

​Inserm : Pouvez-vous nous dire en quoi consistent vos missions ?
Jean-Luc : Je suis responsable d’une plateforme technologique en analyse comportementale labélisée GIS-IBiSA (Animation, gestion, formation, promotion de la plateforme, management qualité, recherche de financement, veille technologique et encadrement du personnel). Nous avons notamment un rôle de conseil auprès de chercheurs qui souhaitent valoriser leurs résultats. Nous leur apportons une expertise technique et scientifique dans le domaine des analyses fonctionnelles et comportementales ainsi que de nouveaux outils expérimentaux (modèles animaux de pathologie, nouvelles technologies et protocoles, etc.) pour approfondir les projets. D’autre part, j’assure la coordination administrative de l’Institut de recherche et d’innovation biomédicale (IRIB) qui fédère 15 laboratoires de l’Université de Rouen Normandie dont 5 UMR Inserm et 1 Centre d’investigation clinique (CIC Inserm), ainsi que 10 plateformes technologiques dont 3 labélisées GIS-IBiSA.
 
Inserm : Vous avez fait appel à la Mission handicap pour une aide financière afin d’aménager votre véhicule. Pouvez-vous nous dire de quel type d’aménagement vous aviez bénéficié ?
Jean-Luc : J’avais besoin d’un aménagement au niveau de mon véhicule, un inversement des pédales. Je suis handicapé moteur des suites d’une maladie qui a paralysé mon pied droit. Les déplacements sont difficiles et j’ai une station debout pénible. Mon lieu d’habitation n’est pas desservi par les transports en commun. Sans voiture, je ne pourrais pas occuper le poste que j’occupe actuellement puisque j’interviens sur plusieurs sites et dois donc me déplacer régulièrement dans différentes structures, en particulier dans le cadre de mes fonctions de coordonnateur de notre institut.

Inserm : Quels ont été vos interlocuteurs ?
Jean-Luc : C’est la seconde voiture aménagée dont je bénéficie. La première a été financée par l’AGEFIPH*. Lorsque j’ai souhaité changer de véhicule, sur conseil de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), j’ai fait une demande de prise en charge d’inversion des pédales auprès de l’Inserm. Pour ce faire, et sur les recommandations de mon responsable des ressources humaines, j’ai constitué un dossier de financement avec l’aide de l’assistante de service social et du médecin de prévention. J’ai transmis ce dossier, accompagné d’un devis, à la Mission handicap et ma demande a été prise en compte. Il s’agit pour moi d’un aménagement essentiel pour la poursuite de mon activité.
 
* AGEFIPH : Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Organisme chargé de financer les aides aux personnes handicapées du secteur privé.


Le mot de la chargée de mission handicap​​​
Lorsque l'on évoque la mise en œuvre d'une politique de maintien dans l'emploi des personnels handicapés, on pense très logiquement à l'aménagement des postes de travail. Pourtant, le handicap ne s'arrête pas aux portes du laboratoire ou du bureau. C'est pourquoi, outre les aménagements matériels ou organisationnels des conditions de travail, l'Inserm a fait le choix de s'engager dans la mise en œuvre d'une politique handicap pragmatique et complète.

Pragmatique, parce qu'elle prend en compte chaque étape de la vie professionnelle des agents, et intègre les besoins des responsables hiérarchiques et des collectifs de travail.

Complète, parce qu'elle prend en compte la situation de l'agent dans son ensemble à travers les aides au maintien à l'autonomie qu'elle propose en parallèle aux aménagements de poste.

Ces aides sont principalement financières et consistent à prendre en charge tout ou partie des dépenses engendrées par le handicap dès lors qu'elles compensent au travail une situation de handicap. Ainsi, les prothèses auditives ou orthèses, les fauteuils roulants et leur maintenance ainsi que les transports adaptés peuvent être pris en charge dans ce cadre.

Par exemple, un agent en situation de handicap moteur doit pouvoir, à compétences égales, exercer son métier et se déplacer dans les meilleures conditions. Pour cela, l'Inserm se propose de l'aider à supporter le poids des dépenses engendrées par l'achat et la maintenance de son fauteuil roulant - manuel ou électrique, ou par l'aménagement de son véhicule, comme ce fut le cas pour Jean-Luc.

Concrètement, l'agent est invité à se rapprocher de l'assistant de service social de l'Inserm.  Ce dernier étudiera les différentes possibilités de financement avant de constituer un dossier pour le financement du reste à charge auprès de la Mission handicap de l'Inserm. 

Afin de répondre aux besoins de ses personnels handicapés, l'Inserm va plus loin et leur propose une politique sociale dédiée, afin de compenser une partie des surcoûts engendrés au quotidien par leur handicap : chèques CESU, barème majoré des chèques vacances…

En complément des aménagements de poste, ces aides à l'autonomie sont essentielles au maintien dans l'emploi des agents concernés. Leur financement est rendu possible grâce à la convention signée entre l'Inserm et le FIPHFP.

Marion Rahali, chargée de mission handicap

Pour en savoir plus (connexion nécessaire) sur les opérations menées par l'Inserm en matière de handicap au travail​, rendez-vous sur la rubrique Action sociale > Handicap au travail ​

Retrouvez la présentation de la politique handicap de l’Inserm en vidéo, les initiatives régionales et les témoignages dans l'actualité Semaine europé​enne pour l'emploi des personnes handicapées 2017​​​. ​